Contre-histoire du quotidien, ou l'étrange beauté du faux.

Romain Pichon-Sintes a grandi en Algérie et y a passé une partie de sa vie, entre les usines et chantiers où travaillait son père, et les classes où enseignait sa mère. Mais c'est en banlieue parisienne qu'il se forme à la photographie et au cinéma en autodidacte, à partir de 2004.

Il a écrit et réalisé plus d'une vingtaine de courts-métrage et multiplié les créations originales en photographie. Depuis 2016, il anime des ateliers de cinéma et de photo à l'Université Paris Nanterre et l'Université Nouvelle Sorbonne.

Il se passionne tout particulièrement pour la mise en scène du quotidien, et l'inquiétante étrangeté qui habite les formes familières. Son travail s'intéresse à la distance à l'autre, la solitude et la mélancolie comme une résistance à l'aliénation.

De vous à moi.

"Il y a des jours où je ne sors pas mon appareil, c’est généralement là que je fais mes meilleures photos. Mes premiers tirages ont été réalisés avec un jetable : au début, je coupais les têtes, ça avait son charme.

Puis j’ai parcouru toute l’Algérie avec un vieux Nokia que je collais contre mon oreille pour prendre des photos à l’improviste : là, les paysages n’étaient pas droits. 

Dernièrement, j’ai photographié des tombes. C’était terrible : il y avait toujours une trace blanche sur la photo."

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